Le savon d’Alep compte parmi les plus anciens savons du monde. Né à Alep, en Syrie, il se fabrique depuis des siècles avec très peu d’ingrédients et un long temps de séchage. Voici d’où il vient, comment il est fait et ce qui le rend si particulier.
Une histoire née dans le Levant
Alep, grande ville marchande du Levant, a longtemps été l’un des centres du savon à l’huile d’olive. Les oliviers de la région fournissaient l’huile, et le savon se vendait bien au-delà de la ville, vers l’Anatolie, la Perse ou l’Irak. On le présente souvent comme l’ancêtre du savon de Marseille.
Quatre ingrédients seulement
Le savon d’Alep traditionnel se compose d’huile d’olive, d’huile de baies de laurier, d’eau et de soude. L’huile d’olive lave en douceur ; l’huile de laurier, plus rare et plus chère, est ce qui fait sa signature.
Comment il est fabriqué
L’huile d’olive, l’eau et la soude sont chauffées dans un grand chaudron pendant plusieurs jours. L’huile de laurier est ajoutée en fin de cuisson. La pâte est ensuite étalée, découpée en pains, estampée du sceau du savonnier, puis empilée et laissée à sécher à l’air libre. Ce séchage dure plusieurs mois, parfois bien davantage selon les savons.
Pourquoi brun dehors, vert dedans ?
Avec le temps, l’extérieur du pain s’oxyde et prend une teinte brun doré, tandis que le cœur reste vert. Cette double couleur est la marque d’un séchage long.
Ce qui fait la différence : le laurier
Les savons d’Alep se distinguent par leur taux d’huile de laurier, de quelques pourcents à plus de 30 %. Pour choisir le vôtre, lisez notre guide sur le pourcentage de laurier.
Découvrez nos savons d’Alep traditionnels, fabriqués à la main à Alep.
